Le Vacarme

À la boutique Le Vacarme, on connait la musique

Par Sylvie Garcia

Alors qu’il vient tout juste de célébrer son premier anniversaire, le commerce jouit déjà d’une réputation enviable auprès de mélomanes. Une renommée qui repose en grande partie sur le service-conseil de ce disquaire indépendant spécialisé dans les vinyles. Rencontre avec Jeff Rioux, propriétaire de la boutique Le Vacarme de la Plaza Saint-Hubert.

 

La musique fait partie intégrante de l’ADN de Jeff Rioux. Son parcours professionnel dans ce domaine est impressionnant. C’est d’ailleurs ses grandes connaissances musicales qui confèrent à l’expérience client son caractère unique. « Moi, j’aime bien discuter avec mon conseiller en vin de la SAQ, il connait mes goûts et me fait découvrir des produits. C’est ça que je veux offrir à ma clientèle, un service personnalisé. » S’il a connu une période punk-grunge alors qu’il était guitariste-chanteur dans des groupes, Jeff Rioux apprécie tous les styles de musique. Sur les étalages, les vinyles neufs occupent 75 % de l’espace et une grande place est consacrée à la musique émergente et à la scène locale.

 

Celui qui gravite dans l’univers musical depuis de nombreuses années, en connait tous les rouages. Tour à tour, instrumentiste, chanteur, organisateur d’événements, propriétaire d’une maison de disques, éditeur d’un magazine et animateur à la radio, sa passion pour la musique ne s’est jamais affadie. Toujours à l’affut des nouvelles tendances, Jeff profite des offres bisannuelles réservées exclusivement aux disquaires indépendants par les distributeurs pour dénicher des perles rares pour sa clientèle. « Cette année, j’ai mis la main sur des copies numérotées de l’album Darlène d’Hubert Lenoir. Dès l’ouverture, il y avait une longue file devant la boutique et en une heure tous les albums s’étaient envolés », raconte-t-il. Régulièrement, il propose également des rééditions de disques cultes ou des exemplaires en nombre limité comportant une plus-value qui sont très prisés des collectionneurs. Selon lui, le retour du vinyle n’est pas qu’une mode.

 

Les vinyles sont là pour rester

 

Jeff Rioux croit que chaque médium à sa place. « C’est pratique d’écouter de la musique en “streaming” au gym ou un CD en continu lorsqu’on est occupé à cuisiner. Le vinyle, c’est une expérience différente, comme une pause, un moment privilégié qu’on s’accorde ». Tout le cérémonial qui se rattache à son écoute participe au plaisir qu’il procure. Délicatement, l’exécution de tous les petits gestes nécessaires avant de se caler dans un fauteuil, la pochette sur les genoux, et de se laisser porter plage après plage par l’univers de l’artiste.

 

Le disquaire avoue avoir dû recentrer ses énergies depuis l’ouverture du Vacarme. Toutefois, il conserve la barre de l’émission Les criquets crinqués qu’il anime depuis presque 20 ans à CISM 89,3 FM (tous les lundis à 21 h) et l’organisation annuelle du Salon du disque et des arts underground, dont il est le fondateur. Pendant deux jours, l’événement rassemble une centaine d’exposants et accueille plus de 5 000 visiteurs. Des groupes de musique, des disquaires, des sérigraphes, des bédéistes, des peintres et des designers qui ont pour dénominateur commun une certaine marginalité. 

 

Le site de la boutique est idéal pour connaitre les nouveautés en magasin, réserver un disque, commander en ligne ou se renseigner sur les événements à venir. Mais, entre vous et moi, une visite à la boutique afin de rencontrer son sympathique et érudit propriétaire, c’est encore mieux!

 

 

Le Vacarme

6250, rue Saint-Hubert

514 512-3377

 

www.levacarme.com

 

Crédits photo : Sylvie Garcia